Mis en avant

Te voir.

Je veux décrire
Sans écrire
Tu vas comprendre
Sans m’entendre
Puisque tu ne comprends pas les poèmes
Je t’épargne cette fois-ci leurs problèmes.


Tu sais je t’aime
Pour moi tu vis une haine profonde
Je ne verserai pas de larmes
C’est pas un métier immonde
Je surmonte les peines
Arroses ma haine
La haine est éphémère
L’amour au reste
Est une mère
Elle subsiste à toute sécheresse.


Quand d’un Voyageur
T’auras accepté la Fleur
Indique-moi, pardon, la route de votre Coeur
Je vous suivrai
Vos corps raccords, sourires, vos mots sourds,
Jamais je ne piraterai
Juste vous suivre, vous regarder s’éloigner
Juste baiser les arts de vos pas


En arrière ne regardez surtout pas
Aucune compassion ne témoignez
Je serai là
Sur votre route
Jusqu’à ce que solitude et fatigue me déroutent
Me défendent d’autres pas
Et peut-être avant de m’éteindre
La route je vais contraindre
De vous garder dans son sourire
Que jamais l’amour ne vous fait courir


Sènan, comme tu vois
Ce n’est pas toi je veux
C’est te Voir qui m’émeut
C’est toute ma joie


Ne me dis pas « C’est quel amour ça ? »
L’amour, c’est ce que je ne sais pas
Qui n’a guère besoin d’être réciproque, d’être su
Mais d’être sincère, et surtout, d’être vécu…

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON,
Calavi-Tankpè, 24 mars 2018, 12h 41

Le jour de ma naissance !

Excuse-moi maman
Si je n’ai pas pu assister à l’accouchement
J’avais pourtant ressenti le bruit des contractions
Maman je n’ai pas eu le choix d’arrêter les détractions

Résolu à découvrir le monde, que de douleurs naît la vie
Je n’ai pu t’empêcher de hurler, de pleurer des larmes que tu n’as pas
Tes joues ont failli fondre, tu as fleuré le pis
Mes mains n’ont pu rien faire, tu serais restée à trépas

Que pouvais-je donc faire mère alors que je n’étais vraiment pas là ?
Si tu as accepté aller neuf lieues sous terre tu n’as plus le choix
C’est le seul chemin pour donner vie à un enfant

Un cœur meurtri mais plein de bonheur et d’amour
Excuse-moi maman, eh bien ! c’était mon jour
Je ne t’ai plus appartenu dès cet instant

Excuse-moi maman, je devrais venir ici
Et de toi pour le monde je naquis

Ton bonheur sera juste me voir grandi et assagi
Merci maman ! Demain tu vas souri.

JBEL, Ayos Samedi 25 Août 2018.

Sous-venir !

Ta langue est si douce qu’un froid glacial a envahi mon Être
Mon coeur a dansé sous la belle musique de tes gémissements jouissifs
Inoubliables morsures de ton regard !
Les zones sur mon corps que tes doigts, tes lèvres, tes cheveux sempiternels… ont sillonné, gardent pour l’éternité les empreintes digitales du bonheur
Je t’aime est petit pour exprimer toutes les émotions en ébullition sur mon front
Je frissonne !
Mon âme résonne !
Ton nom me caresse…
Fiançailles de langues Guerre de regard
Dialogue sans mots…
Tout fut inoubliable

Le premier fit un fiasco
Le second donna d’écho
La troisième engendra le berceau…

Ah que ton départ me stresse !
Je délire
Ma lyre se délie
A toi je me lis…
Ta place sur le lit
Sans toi est lys
La nuit est solidaire
Et moi ? … solitaire
Adieux, joie éphémère !

B. Agbon, 8 oct. 2018/00h

Notre Combat

Nos jours sont chargés d’histoire
Nos vies tiennent à coup d’espoir
Qu’importe ces occasions loupées
La lumière nous évite à paniquer

Que mille grâces soutiennent nos pas
Sur nos chemins, abat les appâts
De mille feux nos coeurs brûlent
De bonheurs ils sont fébriles

Demain n’existe que dans notre imagination
Un jour qui se lève nous rapproche d’un autre
Témérité et benignité effusion et dévotion

La flamme ne s’éteindra qu’à la nuit obscure
Que s’affaissent le toit, les murs ou la poutre
Qu’importe que notre âme demeure pure.

Biteng, 1 octobre 2018

Les amours…

Les amours insensées, affreuse hérésie
Qui au soleil couchant s’éveillent dans un coeur rouillé
Le jour, à pas de loup marché, effaré, mourant, souillé

Les amours dans le creux du passé abîmées et oubliées
Puissé-je un mémoire revivre ces instants plein de fantaisie
Ô vieux jours, où allez-vous inquiétudes et désespoirs mimés

Les amours aux détours fièrement scandés et asséchés
Que reste-il de vos savoureux attouchés
Et vos baisés, et vos ébats roucoulants aveux

Les amours sur la lyre enchantée médusées
Bercent les regards épouvantés et effusés
La muse perd mots et pensées, sourire et voeu.

Jean-Baptiste Lapoésie Egueh, Poésie @inédite.

Femme, je rêve

Femne, je sais qu’un jour nos regards seront au rendez-vous
Ce jour particulier sera uniquement à nous
Nous serons tous émus comme au Festival
Pour se tenir amoureusement les mains pour le bal

Femme, tes pas élogieux attirent tels un aimant
Ta voix suave, tendre et raffraîchissante inspire vivement
Ton adresse m’enchante, tu me conquiers sincèrement

Femme, si mon silence te déplaît ou t’inquiète
Et que la voix de mes mots te satisfaite
Alors, sache que pour toi je serai Poète

Femme à la beauté princière, ici, je rêve de ton amour
Ô s’il se pourrait que tu sois cette lune pour illuminer mes nuits
Je serai le soleil et de mes rayons de doigts, je te ferai des mamours
Pour réchauffer ton corps donnant envie

Femme, j’ignore pourquoi je trinbale ton amour
Mais je sais que tout a commencé par tes « bonjours »
Je regarde partout et je n’y vois que ton image qui m’entoure

Femme de mes rêves au brillant et naturel teint
Regarde du haut des montagnes t’est tendue ma main
Viens, insère la tienne dans la mienne, allons aux cieux avec entrain

GAMBARI Ousmane, Agonmey, le 20 Juillet 2018, 23h 42mn

À Florida !

J’ai goûté à tes lèvres
Elles ont le doux du bonheur
Leur saveur éthérée
A inondé mon âme, et viré mes fièvres
Dans la nuit si profonde
J’ai vu tes yeux bleus
Dissiper ma peur immonde
Dans mon Être creux
A jailli le courage
De te posséder
Qu’importe l’orage
Je suis de toi obsédé …

Laisse nos coeurs s’aimer
S’armer
Se choyer
Se caresser
Se câliner…
Soyons les Heureux
De ce spectacle chaleureux…

Je t’aime !

Je te cueillerai les cieux
Si beaux que tes yeux
Je te donnerai une Fleur
Si suave que tes cheveux
Je tairai les grenouilles
Pour que le ciel de ta seule voix soit empli

Ton éclat a supplanté la lune esclave des nuages
Dans ton regard résident les plus belles mélodies
Ton sourire est une lampe qui éclaire mes cauchemars

Je t’aime

Je ne te promets ni voiture, étages, argent ni pauvreté
Ce sont des voeux éphémères
Je te promets l’amour,
Cette fleur qui jamais ne se fane

T’aimer pour l’éternité :
C’est toute la force qui me vivifie.

Je t’aime… !

_Par Sêmèvo Bonaventure Agbon Bohicon 25 juillet 2018. 03h 20_

La jeunesse et demain

Nous vivons à mieux faire qu’hier
Tous nos efforts chaque jour s’éveillent à ce fait
Nos soucis se nouent tous dans les paies
Que devons-nous faire pour demain en être fier ?

Ce message que porte les graffitis
Sur les murs de tous les paysages
Ces cœurs qui briseront les défis

Ces fils que tissent nos mains fragiles
Pour susciter vie au soleil noircit
Ces traces que nous laissons au passage

Ceux qui nous suivent deviennent vigile
Ceux que nous formons aujourd’hui
Nous feront, quand nous seront sage

JBEL, 25 juillet 2017

Ma princesse

Voilà, le jour vient de se réveiller
Mes premières pensées émerveillées
Vont voir ta silhouette sculptée
Par le maître de toutes les beautés

Princesse, je te promets ma fidélité
Je te le jure sur l’autel de l’amour rêvé
Si j’adore encore une autre fleur
Dans mon cœur où tes valeurs

Sont chantées, amenez-moi chez le procureur
Je mérite la grande prison sans pleur
Elle est au dessus de toutes les nuits étoilées

Mon amour, si tu me surprends avec une autre
Ce jour, j’accepte qu’on m’enterre vivant sans fièvre
Je te promets tout, mon cœur et mon âme
Si tu ne crois pas, viens dans la nuit, il y a ma flamme

Julien Kandé Kansou, le 25 juillet 2018, 05h54

Je descends

Je descends pas à pas les escaliers
Je revois d’un regard subtile et livide
Le toit où la malédiction fut chantée
Je revoir ce nid où tout fut fétide

J’avais raison de partir
Les yeux heureux sans le pire
Je vais loin comme un avion
Dans les airs pour ma libération

Le matin, on était là ensemble
Sous ces puanteurs qui ne me ressemblent
Les glaçons de pluie tombaient
Sur ma tête et je suis devenu cette hantée forêt

Te souviens-tu, femme de malédiction
De cette potion que je dois boire
Avant de te conduire avec sourire à l’abattoir?
Malheureux, je fais des vitesses pour avoir l’onction

Je descends les montagnes et les éthers
Ces lieux maudits où mes forces étaient
Emprisonnées et triste j’étais
Prunelle, amie de cerbère, tu es fer

Ce jour où je dois partir, la bouteille est brisée
Oui, heureux, mon esprit s’est libéré
Ce soir, un frangin sorcier
Vient me cajoler

Je prie pour toi
Je veux te voir
Dans un toit
Sans ces déboires

Si tu es la cause de mon malheur
Sur la terre ou dans les azures, la peur
Les rongeurs, te mettront dans le feu
Le feu de la misère du cœur déchus sans vœux

Prunelle à moi, si tu n’es pour rien
Que ces jours de malheurs aillent chercher ce sorcier
Devant tous, sous le soleil, le décapiter

Julien Kandé Kansou, le 21 juillet 2018, 10h 59

Ayatô-Hounnon :

Te souviens-tu de ces jours où nos deux coeurs se baignaient dans les sueurs de l’amour ?
Te souviens-tu de ces soleils qui nous gratifiaient de deux compagnons ?
Te souviens-tu de ces voeux, ces sourires, ces promesses, que nous faisions à Fidjrossè, devant un parterre d’eau salée ?
Te souviens-tu, Ayatô de ces jours où nous nous gavions de silence suave ?
Ah ! où as-tu inhumé nos regards langoureux, nos voix inaudibles mais si intelligibles ?
As-tu perdu les films de nos lèvres ivres s’arrosant une lutte passionnante ?
Où sont passées les lyres de nos coeurs fébriles ?
Où seront les vestiges de nos ires délicieuses ?
Quel peintre réalisera les souvenirs de nos délires sucrés ?
Ô Ayatô ! toi qui forges le fer et non le plastique
Laisseras-tu l’enfer user les fers de notre hymen ?
Ton coeur si large, comme le dos large, portera-t-il deux enfants ?
Ô fille des grandes savanes, la voix du tam-tam te creuse le chemin du retour !

Par Bonaventure Agbon /19-07-2018