Les saigneurs!

Dans ses boules de feu qui montent des collines

Une odeur fume et enlise les lignes fines

Dans les rues les déboires de jeunes esprits s’accroissent

De vieux corbeaux, au milieu de la nuit croassent

Il est sans doute des moments de réflexions lumineuses

Émises de prismes ouverts à toute âme consciencieuse

A la construction d’un univers sans averse scrupule

De l’autre côté de la montagne où veille le jour

Les vies évincées se battent pour leur survie

Des cœurs sans défenses sans vie

Offrent leur quotidien à des opulents sourds

De l’autre côté de la rivière où scintille la nuit

Dans cette campagne où jeunes genres vivent l’ennui

Des mères, la faim pour nourrir leur sang

Ils versent la sueur à vider les sudoripares

Les vautours, de leur chair s’emparent

Il est des jours où on attend que le vent

Si seulement les chuintements pouvaient suffire

La vie sur terre serait un paradis, sans médire

Malgré les souffrances et tourments naguère

Il leur faut marcher avec dévotion et conviction éveil

Dans la meurtrière tempête comme sous l’ardent soleil

S’abreuver des miettes sur leurs parcours piteux sans enchère.

 

JBEL Yaoundé, le 20 février 2018

 

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