La femme est un dieu.

Est-ce vraiment un faîte
Que de voir ces milliers de femmes souris un instant
Est-ce vraiment une fête
Que de voir tant de mères croupi au détriment de l’ argent

J’ai vu ces femmes sacrifiées ou livrées en offrandes
J’ai vu des femmes payé le tribut du sang
J’ai vu des femmes au dos un enfant
Ventre creux, et celles que les sociétés pourfendent

J’ai vu des femmes mères pères de familles
Veuves ou ménagères, battantes ou meneuses
Des femmes battues, des femmes que les lois recluses
Les pensées avides, le sang dans la peau fourmillent

Est-ce cela un faîte
Que de voir ces sourires un instant
Est-ce vraiment une fête
C’est ce qu’il leurs faut vraiment

La femme m’inspire, les femmes dépriment
Les femmes s’affirment, des femmes répriment
Qu’y a-t-il à faire pour que porte loin l’écho
Eh bien ! S’affranchir un instant des égos

Des femmes braves, des femmes asexuées
J’ai vu des femmes ruées et humiliées
Celles, au milieu de la nuit sont au feu
Celles, malgré elles, doivent se suffire du peu

Que de faits doivent nous irriter à accepter la vérité
Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place
Loin de l’hypocrisie qui aveugle, mère des méfiances
La femme est un dieu, j’avoue une pure réalité

Et j’ai vu des femmes vendre leur peau au milieu de la nuit
Au coin de la rue, au vil prix, au meilleur offrant, suer d’ahan
Et j’ai vu la femme gémi, s’alarmées et sans larme, gouffre béant
Chaque jour sa lutte, chaque soleil ses nuits

Des femmes amoureuses, des femmes éducatrices et attentionnées
Des femmes laborieuses, des femmes visionnaires et tenaces
Mais aussi des femmes accessoires, des femmes timorées
Des femmes qui ploient sous le lourd poids des menaces

Je leur rends ici un hommage
Je ferai mieux en prenant un jour, une pour moi
Que vaut la vie sans des moments de joie
Que vivent les femmes sous le silence sauvage

J’ai vu des femmes qui pleurent un amour, un homme
J’ai vu des femmes courroucées au quotidien
Des femmes qui vivent l’enfer sur terre sans terme
Des femmes sans aucun soutien

Et ces plaisirs abandonnés sur les trottoirs
Ces femmes recouvertes au mouroir
Et ces vies vendues au dernier prix
Complices, ces femmes sans avis.

JBEL_Biteng, le 8 Mars 2018

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