Sous la lune

Je suis au dehors
Seul
Les yeux hissés aux cieux.
Je compatis à la douleur de l’astre orphelin de ses ouailles, qui patauge dans un pagne noir
Le silence me menace
La solitude me froisse
Mais rien je ne crains
Tu es dans la silhouette que la lune dessine à ma gauche
Dans le vent j’écoute ta voix aiguë qui cicatrise mon sang
Ces arbres, ces herbes qui valsent au loin sont l’armée de tes doigts qui rassurent mes pas…
J’ai photographié la lune pour toi :
Elle ressemble à une lumière noire trouée par un sang blanc
Oui, je l’ai capté, la lune
Cette lune sous laquelle tu es assise, est celle sur laquelle je suis monté pour te contempler derrière les tecks de Sèhouè qui t’enveloppent.
Vois-tu ce ciel verdoyant ? Foules-tu cette terre généreuse ?
Ils connectent nos âmes heureuses…
Loin des yeux sous la même lune…
J’ai peur de t’aimer. C’est une violente transe.

Par Bonaventure AGBON

Bohicon, 24 mai 2018. 23h

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