Les temps perdus…

Des lieux arides et vides de vies
Des terres sauvages où s’élève la poussière
Et parfois où se jette la douce rivière
Et où les âmes s’enfuient sans envie

Je ne fais qu’aller où on m’envoie
Le temps,
Le fleuve ne parle pas
Il distille la voie du silence
Lançant ses pas vers l’avenir

On ne peut aimer celui qui éprouve pour lui-même
Haine, honte et mépris
Embourbé dans le passé et ses mélancolies

Et sur mon chemin
J’ai croisé des fleurs
De toutes couleurs
Je me suis miré dans le visage de ces belles âmes
Et campé à des prairies

Ces lointains où rien ne vous importune
Ces endroits où nuls ne vous connaît
Où vous paraissez étranger mais gai

Sur la route des erreurs oubliées
Et plongés dans le présent humilié
Ces sourires à faire chavirer un coeur
Ces voix qui troublent les pensées

On ne peut vivre que ce que l’instant nous prête
Et se vouvoyer sans jamais échapper aux caprices de l’existence
C’est mieux parfois
La vie du solitaire
Il part sur ses pas
Il suit son chemin
Disparaissent après lui
Les traces de ces pas

Mais c’est un échec inavoué
De vouloir noyer son existence
Dans un fleuve qui n’a de profondeur
C’est vouloir échapper à la mort
Le compagnon de tous les jours.

JBEL, biteng 21 Juin 2018

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