Souvent

Souvent, quand un soleil luit depuis l’aurore
D’un rayonnement éclatant
Les malhonnêtes, les hypocrites, enviant
Sa couronne, ne peuvent le chanter si fort

Deviennent aigris et malades de ses flammes
Qui font chanter les herbes et les criquets
Envieux, je ne suis pas Baudelaire, mon âme
Si pure ivre de Muse est émerveillée

Je suis cette lune qui luit que les étoiles
Je ne suis pas le désert, mais la terre fertile
Que pensez-vous, les frères aux dents rouillées
Comme ces vampires mourants de faim qui veulent me provoquer

Même si je ne tiens plus la palme
Mon nom est dans le grand tableau des beaux
Et garde la couronne comme les roseaux
Impuissant homme, je ne suis pas embryonnaire ni infâme

Regardez-moi ces éléphants sans ivoires
Ma plume n’est point seulement au pays, loin
Sur autres terres où il y aura le foin
Je ne me mêle pas de ces débauches de déboires

Je me sens libre comme un aigle qui plane
Vers les éthers, comme un soldat sur les collines
Où sa bataille est gagnée

Je ne vous connaissais pas si méchants
Bon, les hommes sont ce qu’ils sont
Je m’en complaire, au printemps
Comme en hiver, ils seront sans fond

Basta, et si je déposais, ma plume
Vous pouvez venir la chercher
Elle va vous étrangler

Julien Kandé Kansou, 14 juillet 2018, 10h19.

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