Ayatô-Hounnon :

Te souviens-tu de ces jours où nos deux coeurs se baignaient dans les sueurs de l’amour ?
Te souviens-tu de ces soleils qui nous gratifiaient de deux compagnons ?
Te souviens-tu de ces voeux, ces sourires, ces promesses, que nous faisions à Fidjrossè, devant un parterre d’eau salée ?
Te souviens-tu, Ayatô de ces jours où nous nous gavions de silence suave ?
Ah ! où as-tu inhumé nos regards langoureux, nos voix inaudibles mais si intelligibles ?
As-tu perdu les films de nos lèvres ivres s’arrosant une lutte passionnante ?
Où sont passées les lyres de nos coeurs fébriles ?
Où seront les vestiges de nos ires délicieuses ?
Quel peintre réalisera les souvenirs de nos délires sucrés ?
Ô Ayatô ! toi qui forges le fer et non le plastique
Laisseras-tu l’enfer user les fers de notre hymen ?
Ton coeur si large, comme le dos large, portera-t-il deux enfants ?
Ô fille des grandes savanes, la voix du tam-tam te creuse le chemin du retour !

Par Bonaventure Agbon /19-07-2018

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