Je descends

Je descends pas à pas les escaliers
Je revois d’un regard subtile et livide
Le toit où la malédiction fut chantée
Je revoir ce nid où tout fut fétide

J’avais raison de partir
Les yeux heureux sans le pire
Je vais loin comme un avion
Dans les airs pour ma libération

Le matin, on était là ensemble
Sous ces puanteurs qui ne me ressemblent
Les glaçons de pluie tombaient
Sur ma tête et je suis devenu cette hantée forêt

Te souviens-tu, femme de malédiction
De cette potion que je dois boire
Avant de te conduire avec sourire à l’abattoir?
Malheureux, je fais des vitesses pour avoir l’onction

Je descends les montagnes et les éthers
Ces lieux maudits où mes forces étaient
Emprisonnées et triste j’étais
Prunelle, amie de cerbère, tu es fer

Ce jour où je dois partir, la bouteille est brisée
Oui, heureux, mon esprit s’est libéré
Ce soir, un frangin sorcier
Vient me cajoler

Je prie pour toi
Je veux te voir
Dans un toit
Sans ces déboires

Si tu es la cause de mon malheur
Sur la terre ou dans les azures, la peur
Les rongeurs, te mettront dans le feu
Le feu de la misère du cœur déchus sans vœux

Prunelle à moi, si tu n’es pour rien
Que ces jours de malheurs aillent chercher ce sorcier
Devant tous, sous le soleil, le décapiter

Julien Kandé Kansou, le 21 juillet 2018, 10h 59

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