Si…

Si je ne te l’avais pas dit
C’est parce que les mots pèsent
Ma langue enchaînée à double tour

Si je ne te l’avais pas dit
La peur mon coeur envailli
J’ai perdu goût à la vie

Si je ne te l’avais pas dit
Te voir t’en aller m’a effrayé
Et jamais ne plus te revoir

Si je ne te l’avait pas dit
J’ai cru ne jamais t’aimer
J’ai redouté le lendemain

Si je ne te l’avais pas dit
Mon orgueil a eu raison de moi
Je laissais traîner mon regard ailleurs

Si je ne te l’avais pas dit
J’ai espéré du mieux ailleurs
Et je me suis trompé

Mais enfin, j’ai saisi
L’amour et la raison ne sont pas frères
Ceux qui veulent les faire alliés
Meurent de chagrin et de haine.

JBEL, Yaoundé 17 Juillet 2018

*A Ariane*

Ariane
Quand je pense tenir ta main aller au bord
De ces eaux qui toujours s’évaporent
Absorber une fraîcheur d’hiver
Pour me sentir dans un paradis éphémère
Me parviennent tes ivrants cantiques
Pareilles à leurs berçantes musiques

Ariane
Si ma vie était une rose
Je t’offrirai ses pétales à l’overdose
Si tu étais cette belle chose
Qui scintille l’azur
Je te comptemplerais sans une pause
Et sur un tableau au mur
Je te déssinerai un coeur animé
Qui te chanterait ma dulcinée
Si rester dans mes bras tu désires
Alors dis-moi si ma présence t’inspire

Ariane
Que ton corps frêle m’envoute!
Et je cherche satisfaction sans doute
J’aimerais que tu m’invites un soir
Où avec mes yeux charmeurs,tel dans un miroir
Je mirerai dans les tiens, te réciter un texte épousé de lyre
Un texte où je finirai par: en toi tout j’admire!

GAMBARI Ousmane, Agonmey, le 08 juillet 2018, à 22h 54mn.

Mon amour

Ce soir, mon lit ne sera pas endeuillé
Les brises du vent ne me donneront la fraîcheur
Sous ton voile si romantique, la chaleur
Et la romance vont me mettre sur la rail épinglée

Quand je passerai cette nuit à tes lèvres
Mes maux seront morts et point de fièvre
Nous allons nous gesticuler
Comme les enfants ou les amoureux au ballet

Tantôt, on fera l’éclipse lunaire
Quand tu seras épuisée, on fera l’éclipse solaire
Le triste lit d’autrefois sera rayonnant
Il sera désacralisé, loin, on entendra des grincement

Je vais sous la douche, je vais prendre mon parfum
Des fois, je serai ivre, très ivre telle cette bouteille à vin
Je me vois déjà dans ta voie lactée
Mon orgasme sera bientôt déchiré

Mon amour, j’entends ton pas
Je vois, tu es emballée, ton regard
Si fleurissant est complice
Viens, viens me boire, ma princesse

Mon amour, dépose ton pagne
Je veux monter jusqu’au sommet de ta montagne
De là haut, je vais contempler la terre
Heureux, je verrai tout, oui, le vert

Mon amour, viens, viens, je veux sucer tes collines
Non, je suis ton enfant, mon adrénaline
Monte et mon coeur surexcité
Bat, bat, il sera bientôt explosé

Mon amour, que tes lèvres mangent les miennes
Que ta potelée poitrine brise mes fortes veines
Oui, humm, oui, aaahhhhi
Tu me sens, tu es là vie

Tu es une Angèle, cette plage
Je la rendrai hommage
Et la fidélité dans mes actes
J’aime cette rose fête

Julien Kandé Kansou, le 13 juillet 2018, 19h29.

Souvent

Souvent, quand un soleil luit depuis l’aurore
D’un rayonnement éclatant
Les malhonnêtes, les hypocrites, enviant
Sa couronne, ne peuvent le chanter si fort

Deviennent aigris et malades de ses flammes
Qui font chanter les herbes et les criquets
Envieux, je ne suis pas Baudelaire, mon âme
Si pure ivre de Muse est émerveillée

Je suis cette lune qui luit que les étoiles
Je ne suis pas le désert, mais la terre fertile
Que pensez-vous, les frères aux dents rouillées
Comme ces vampires mourants de faim qui veulent me provoquer

Même si je ne tiens plus la palme
Mon nom est dans le grand tableau des beaux
Et garde la couronne comme les roseaux
Impuissant homme, je ne suis pas embryonnaire ni infâme

Regardez-moi ces éléphants sans ivoires
Ma plume n’est point seulement au pays, loin
Sur autres terres où il y aura le foin
Je ne me mêle pas de ces débauches de déboires

Je me sens libre comme un aigle qui plane
Vers les éthers, comme un soldat sur les collines
Où sa bataille est gagnée

Je ne vous connaissais pas si méchants
Bon, les hommes sont ce qu’ils sont
Je m’en complaire, au printemps
Comme en hiver, ils seront sans fond

Basta, et si je déposais, ma plume
Vous pouvez venir la chercher
Elle va vous étrangler

Julien Kandé Kansou, 14 juillet 2018, 10h19.

Humm…

Je dépose ma palme
À l’endroit où vous savez
Je préfère angoisser
Mon coeur et ses flammes

Pardonnez-moi, personne ne nous suit
Et notre Muse reste sans écho dans ces puits
D’hypocrisie et de farce
Je tourne la face

Personne ne veut lire
Les pensées de Dieu, son sourire
Vient nous habiter comme une lumière
Qui luit la nuit et les repaires

On ne peut empêcher les vagues de la mer
Mon coeur sort ses laves de fers
Je me tais comme un condamné
Si mes Phares ne disent rien, mon verre est brisé

Je vais loin, si loin dans un désert infini
Voir dans la solitude une autre verdure de la vie
Peut-être que là-bas la terre sera fertile
Sous un éther des, en festin, étoiles

Je vais comme un fou voyageur
Loin dans la nature des stupides rêveurs
Je vais comme un bateau ivre
Sous les albatros mesquins et pauvres

Julien Kandé Kansou, le 14 juillet 2018, 21h28

Silence !

Ne dis plus rien, j’ai compris
Tout et tout ce chagrin que tu vis
Le ciel est bien nuageux
Les larmes sortent de ton creux

C’est pathétique de voir ses rêves
Travaillés depuis la lune des temps
Morts dans une poussière de trêve

Je sais quand la nuit dépose son voile
Noir et dans le ciel les étoiles
Fleurissent comme des guirlandes
Et tu te vois seule telle une malade

La solitude te ronge comme ces plantes
Que les criquets et les rongeurs abattent
Je sais, tu n’es plus désormais seule
Je suis là, mon amour est là et t’élève

Il suffit juste de regarder dans la nature
Sur les montagnes, dans les vallées
Et tu verras mon amour si pur
Que la Vierge Marie, notre Immaculée

Quand, tu te sens loin de moi
Ma silhouette, va, s’il te plaît, va voir
Dans le creux de ton coeur
Tu verras mon bouquet de fleurs

Quand au banquet, les colombes
Voleront, ne te stresse, ma princesse
Le vrai amour se vit instantanément, il est espérance

Quand des fois, tu douteras de moi
À la rivière en buvant de l’eau, tu verras mon image
Je suis là, dans l’eau qui donne vie, aie juste foi

Quand des fois, dans ton lit
Tu voudras sentir mon parfum, suis
Tes vraies pensées, tu me verras si rayonnant
Ne te fane, mon amour, c’est pour un temps

Loin de toi, mais si proche
Comme le jour et la nuit
Où que je sois, je te suis

Mon amour, la mort ne tue pas l’amour
Et si un jour, tu parts, je
ferai d’amour
Mais plus jamais avec amour

Et voilà, nous sommes encore là
Ce n’est qu’une question de temps et de foi
Princesse, je veux bien arrêter le temps
Bon hélas, après la pluie, le beau temps

Julien Kandé Kansou, le 14 juillet 2018, 18h04

ŒUVRE DE LA MUSE

Si j’étais un bibliophile
Mon amour pour les livres embrasserait toutes les villes
Ma prononciation des mots serait brusque et toujours tranquille
Au rythme du wagon roulant à mes chevilles
Si ma lecture se faisait à l’état hostile
La compréhension serait faite d’aucun outil
Si j’étais un amant mobile
Mon cœur se retrouverait un jour au cœur du Brésil
Mon amour s’écraserait en pleine île
Si mon ars était un homme habile
Il se dirait à l’homelie au fil
Il serait cet homme qui désille
Si le ciel était ma fille
Les étoiles appartiendraient à ma famille
Leur éclats seraient ceux qui la brillent
Si mes écrits étaient à la fois miel et fauçille
J’aurais les best-sellers de toutes les villes
Si j’étais un francophile
Je ne dirais point à l’Afrique qu’elle est fébrile
Aux yeux de ceux qui épient cette mère déjà fragile
Si je choisissais ma religion à chaque vigile
J’adorerais plus de mille

GAMBARI Ousmane

ÂME SŒUR

Je t’attends au sein de l’univers de l’amour
Pour célébrer notre prospérité de toujours
Auprès de ma bagnole, je te chante d’une voix de rossignol

Oui ! Je chante âme-sœur
Ton image se présente
A chaque instant sur ma face
Je suis une babiole sans ta présence
Puisque, tu as chauffé mon sang,
Cogné mon crâne
Âme-sœur, fais-moi noyer dans l’océan de l’amour
Même dans la désolation, tu maintiens ta beauté

Âme-sœur viens me chanter
Et laisse-les lamenter
J’aimerais vouer tout mon temps,
Tout mon amour éternel à ton niveau
Et j’accepterai tous tes défauts
Âme-sœur, accorde-moi les maintes couleurs
Et forces de ton honneur
Et là, je gagne même dans la perte

Oui ! Continue à me chanter
Et laisse-moi t’aimer
Ecoute âme-sœur
Insère ta main sur mon cœur
Et tu verras pour qui il bat
Surtout ne m’abondonne pas
Dans mon cœur
Tu es et tu restes l’élite

Âme-sœur, je désire bondir dans tes bras
Chercher refuge à mes lèvres
Auprès des tiennes glacieuses
Âme-sœur, tu m’envoies aux cieux
De toi je suis ivre
A tes côtés je m’aperçois au toit
Tu es ma fin, tu es mon début
Mon amour pour toi
S’étend à perte de vue

Par GAMBARI Ousmane

Je t’attendrai mordicus

Je t’attendrai mordicus
Même si mon coeur continue de saigner
Même si mes yeux continuent de se lamenter
Je t’attendrai mordicus
Même si les vents de poussières balaient tes pas
Je t’attendrai
Même si le soleil noie son regard dans l’océan
Je t’attendrai
C’est mon seul défi du siècle actuel
Je vaincrai le silence
Et je supplierai l’enfer
De quoi te dompter
Que mon attente ne vieillisse
Et que mes jours ne finissent
Et que mon voeu ne norcisse
Je t’attendrai
Même si le doute me lamine
Et que la solitude m’effraie
Je t’attendrai
Les symphonies du torrent apaiseront mon âme
Et m’empêcheront de m’enfuire
M’enfuire sans t’avoir revu
Mon choix est tout fait
Je t’attendrai
Même si la tempête devient meurtrière
Et que tout autour de moi englouti
Je t’attendrai
Quand on promet amour, d’un coeur sincère
Quand on dévoue son être à aimer sans secret
Quand on se soumet aux aléas de l’existence sans regret
On ne renonce pas.

JBEL, 07 Juillet 2018

L’Eternel ne parle au hasard

L’éternel n’est pas un bavard !
Il ne tue jamais au hasard !
Et ne parle que pour défendre.
Quand l’ennemi se complait à pourfendre,
Le peuple soumis qu’il conduit,
Au fin d’éprouver son silence parfois,
Alors audible se fait sa douce voix,
Pour prouver sa puissance qui doit luire.
L’éternel n’est pas un fourbe,
Il abhorre le culte éteint,
Que lui témoigne une tourbe,
Qui ne guette que son pain.
Quand la voix du chrétien,
Envers Dieu se fait austère,
Lorsque le Mal d’ici le tient,
Dieu ne se livre à la colère,
Car, la chaleur qui prend son foyer,
Sonne l’heure de sa bonté…

Par Bonaventure Agbon